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Marine Le Pen : la voix de la raison !!

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Interview de l'auteur de "Ne vs indignez pas, nous l'avons tous cherché"

« La fin de l’État-providence ne coûtera rien aux Français, elle leur rapportera »

 

On ne présente plus à nos lecteurs Max et Pascal Dray. Le premier est PDG d’un groupe français implanté dans de nombreux pays du monde. Auteur d’un ebook gratuit, Ne vous indignez pas, nous l’avons tous cherché (critique et entretien), il souhaite pour l’instant conserver l’anonymat. Le second est chef d’entreprise, docteur en économie et chroniqueur aux Nouvelles de France. Nous les avons réunis à la rédaction au début du mois de janvier pour commenter l’actualité économique et sociale française. Adeptes du prêt-à-penser, de l’interventionnisme et de l’étatisme, vous avancez aux risques et au péril… de vos certitudes. Les autres, vous allez vous régaler. Bonne lecture !

 

Éric Martin : Tout d’abord, que pensez-vous de la décision de Gérard Depardieu de quitter la France pour la Belgique où il n’y a pas d’ISF ni de taxation sur les plus-values dans le cas d’une vente des parts de sa société après y avoir consacré des années de son existence ?

Max 

Pascal Dray : J’ai écrit ma thèse sur le domaine de l’illusion fiscale qui consiste à surestimer les avantages ou à sous-estimer les coûts, selon le côté où l’on se place. Si on parle de paradis fiscaux, c’est parce qu’il existe des enfers fiscaux. Que ce soit Gérard Depardieu ou n’importe quelle autre personne qui veut partir à l’étranger, on comprend bien, dès lors qu’on lui enlève 60% à 80% de ce qu’il gagne en travaillant et qu’il ne peut profiter que de 20% de ses revenus. Mieux vaut choisir de vivre dans un pays où la fiscalité est plus clémente. On est responsable, on a envie de faire plus de choix, on s’aperçoit que c’est possible dans un pays frontalier, on part là-bas ! Si, aujourd’hui, certaines contraintes ne m’empêchaient pas de partir, je le ferais aussi.

 

Max : Tout d’abord, je ne juge pas et n’en veux jamais à quiconque. Je n’en veux qu’au système puisqu’on s’aperçoit que toute personne dans un système s’y adapte, triche avec lui ou en profite. Donc, le choix de Gérard Depardieu de s’exiler fiscalement n’est, pour moi, pas un problème.

 

Et puis, j’en ai un peu assez des sentiments bien-pensants des Français qui, comme disait De Gaulle, en veulent toujours à ceux qui trichent un peu plus qu’eux. Je suis à 150 km/h sur l’autoroute au lieu des 130 autorisés et je suis bloqué par une personne à 140 qui ne veut pas me laisser passer… Il y en a ras-le-bol de cette mentalité. Je leur suggère de jeter un œil aux caisses noires qu’on alloue aux députés qui sont une première tricherie et le premier pas vers des tricheries plus importantes. Enfin, il y a un petit problème humain à dire : ‘je vis sept mois dans un pays et pendant cinq mois, je me fais soigner dans un autre pays’. Là, il y a peut-être quelque chose qui ne tourne pas rond. De là à en vouloir à Depardieu ! Il ne fait que jouer avec les règles.

 

Éric Martin : Si vous étiez Président, quelles seraient vos trois mesures prioritaires en matière fiscale ?

 

Pascal Dray : Faire de la France un paradis fiscal (rires), tout simplement ! C’est simple : comme je l’écris dans un article, je ne propose pas la suppression de la sécurité sociale mais la mise en place de systèmes concurrents privés. (Max sourit) Je restitue le montant payé en cotisations aux personnes intéressées et leur propose de prendre la responsabilité de s’assurer et de choisir à quel niveau. Cela augmentera le revenu disponible de nombreux Français, et par conséquent leur pouvoir d’achat. L’idée, c’est donc de permettre la mise en concurrence de services aujourd’hui monopolisés par l’État. Avec des économies pour le consommateur de 20% à 30% pour le même service rendu et permettant à l’entreprise d’être par-dessus tout rentable. Pour combattre la déresponsabilisation entraînée par la croissance de l’État-providence et le sentiment que tout est gratuit, je proposerais un véritable programme de sensibilisation nationale à la responsabilité, à ce qu’elle implique (assumer les conséquences de ses actes, etc.). Enfin, je réduis le nombre de députés et de fonctionnaires inutiles. Au moins 20% des fonctionnaires dans les ministères ne servent à rien. Donc, du jour au lendemain, je les mets à la porte.

 

Max : Pour illustrer ce que vous énoncez, plus de la moitié du staff de l’Éducation nationale n’enseigne pas…

 

Pascal Dray : J’agis par décret. Et je supprime la moitié des postes de députés.

Max : Je propose pour ma part la suppression du statut de fonctionnaire, comme l’État l’a fait en Suède ou comme dans certains cantons en Suisse, histoire d’arrêter la protection à outrance.

 

Éric Martin : Vous le feriez sur les nouveaux embauchés ou sur tous les effectifs ?

 

Max : On parle de mesures idéales, là. Comme je l’écris dans Ne vous indignez pas, nous l’avons bien cherché, essayons d’être simples au début et complexifions après.

 

Éric Martin : Vos propositions à vous, Max, si vous étiez demain Président ?

 

Max : Déjà, je suis 100% d’accord avec ce qu’a dit Pascal Dray. En plus, je dirais 1) la flexibilité 2) la non-gratuité et 3) l’enrichissement.

Concernant la flexibilité, je supprime l’emploi protégé, je fais en sorte que tout job soit flexible de manière à permettre le recrutement le plus important possible dès demain, que l’employeur n’hésite plus jamais avant de décider d’embaucher.

« Dans un État de droit, contrairement à l’État-providence, on respecte la liberté et tout le monde le comprend : le pouvoir d’achat est plus élevé et les possibilités de s’épanouir librement sont accrues. »

Je souhaite aussi rendre l’argent aux salariés et leur donner la possibilité de leur destin, c’est-à-dire en faire des autoentrepreneurs. Ça, c’est déjà un peu plus difficile.

Enfin, je travaillerais à rendre anticonstitutionnelle la gratuité. Ce n’est plus possible. Vous êtes malades ? Les trois premiers jours, vous ne serez pas remboursés. Vous prenez des médicaments ? Il y aura une franchise, comme en Suisse. J’aime mieux donner 1 000 euros à chaque Français et leur dire qu’après, il y a 1 000 euros où ils sont non-remboursés.

Et demain, on crée des emplois, les Français seront plus riches et responsabilisés.

 

Éric Martin : Tout cela paraît être du bon sens, mais qu’est-ce qui empêche la mise en place de telles mesures ?

 

Max : Uniquement parce qu’on a une pensée marxiste et keynésienne (Pascal Dray approuve). Et aussi parce qu’on a peur.

 

Pascal Dray : C’est en effet dans la tête que cela se passe. Chacun doit comprendre qu’il est maître de son destin. Si on crée les conditions pour que les gens soient assistés, ils ne vont plus se poser de question et le devenir vraiment. Ils vont devenir des esclaves.

 

Éric Martin : Donc vous pensez que l’assistanat n’est pas quelque chose qui valorise l’humain ?

 

Max : C’est une évidence ! Est-ce que vous vous rendez-compte qu’aujourd’hui, on donne un chèque pour aller en vacances, ou pour déjeuner. On a dématérialisé l’argent et on est en train de refaire des chèques ! On est barjot ! On pense que, si on donne de l’argent à quelqu’un, il ne saura pas si il faut aller manger, s’il faut acheter un cadeau…

Pascal Dray : Ce que j’ai expliqué dans ma thèse, c’est l’irresponsabilité institutionnelle. On institutionnalise l’irresponsabilité. J’entends par là que nos dirigeants sont irresponsables (ils gèrent l’argent public, notre argent, et ne supporteront pas les conséquences de leurs décisions) et suppriment les motivations du choix.

 

Max : Ça paraît tellement évident, je ne comprends pas que nous ne soyons pas une majorité à le penser.

 

Éric Martin : C’est peut-être le cas. Est-ce que, comme le prétendent certains, l’État-providence crée une accoutumance du citoyen ? Est-ce qu’à partir d’un certain % d’assistés, il n’est pas irréversible ? Je fais allusion à la désormais célèbre sortie de Mitt Romney, candidat républicain défait en novembre 2012, sur les 47% d’assistés outre-Atlantique…

 

Max : Une phrase loin d’être idiote… Nous sommes actuellement à un point de non-retour.

 

Pascal Dray : Un individu fortement dépendant d’une drogue, on ne peut pas lutter contre sa volonté. Mais un individu qui veut vraiment s’en sortir, il est possible de lui expliquer ce qu’entraînera l’État-providence (un pouvoir d’achat plus faible et une dépendance à l’État). A contrario, dans un État de droit, on respecte la liberté et tout le monde le comprend : le pouvoir d’achat est plus élevé et les possibilités de s’épanouir librement sont accrues.

 

Max : Il nous suivra d’autant plus facilement que la fin de l’État-providence ne lui coûtera, à lui, rien.

 

Éric Martin : Le problème, c’est qu’une partie non-négligeable de la population française ne paye pas d’impôts. À cette partie, la fin de l’État-providence pourrait coûter cher…

 

Max : L’impôt, c’est un autre problème. J’aimerais mieux encore donner de l’argent aux gens et qu’ils payent des impôts. Mais qu’on se rassure, l’évolution se ferait doucement, avec tout un jeu de compensations provisoires. Il ne s’agit pas de mettre les Français sur la paille, juste de les responsabiliser et de revenir à un État normal.

 

Pascal Dray : Tout à fait. Pour résumer, nous sommes en pleine irresponsabilité. La question est de revenir à la responsabilité. De manière positive, incitative. Tu souhaites un salaire en hausse ? Alors, il va falloir travailler deux heures de plus par semaine. Tu n’es pas forcé mais, dans le cas où tu choisis de ne pas travailler davantage, ton salaire ne montera pas. Il faut faire dire « oui » aux Français. Comme je l’ai écrit sur Nouvelles de France, il n’y a jamais de problèmes, il n’y a que des solutions. Il faut être po-si-tif et apporter de la positivité aux Français ! Les politiques font le contraire et entretiennent un climat anxiogène qui ne donne pas envie ! Il faudrait aussi réfléchir à introduire le vote responsable…

 

Éric Martin : Qu’entendez-vous par là ?

 

Pascal Dray : Je pense au vote censitaire.

« Les libéraux sont pro-pauvres. »

Max : Il y a des gens qui sont passés sur l’échafaud pour cela !

 

Pascal Dray : Attention, je ne dis pas qu’il faut réintroduire le vote censitaire, je dis que c’est comme le vote censitaire ! Il faut introduire un minimum de connaissances sur qui gouverne dans une démocratie. Qui vote les lois ? Qui propose les lois ? Qui contrôle la légalité des lois ? Les individus qui répondent bien peuvent voter, ceux qui répondent mal ne votent pas et pourront voter s’ils passent un micro-examen de passage civique. Aux États-Unis, lorsqu’on veut obtenir la nationalité américaine, on apprend un minimum de choses sur l’histoire du pays afin de comprendre l’attachement des Américains aux droits fondamentaux par exemple.

 

Éric Martin : Malgré un discours positif, nous venons le voir, comment expliquez-vous que les libéraux soient si peu audibles dans les grands médias ?

 

Max : C’est ce que j’appelle le système communiste depuis 1945 et qui abêtit les gens. Celui qui veut s’en sortir n’en a aujourd’hui plus les moyens, parce qu’il n’a pas le choix. Réintroduisons la possibilité de choisir ! Malheureusement, aujourd’hui, l’alternative n’existe pas. Nous n’avons pas de grands hommes politiques qui soient libéraux. Moi, je veux bien un peu de social, mais libéral d’abord.

 

Pascal Dray : Je suis pour ma part prêt à représenter les idées libérales en politique. Reste à trouver un financeur important…

 

Éric Martin : Ou une communauté d’internautes ?

 

Pascal Dray : On a besoin de beaucoup plus que 1 000 internautes x 10 euros.

 

Max : C’est d’un parti dont vous parlez…

 

Pascal Dray : J’ai été trésorier du Parti libéral-démocrate donc je connais. Les partis et les problèmes d’ego, j’ai suffisamment donné !

 

Éric Martin : Alain Madelin, le seul candidat vraiment libéral, n’a jamais percé. Comment l’expliquez-vous ?

 

Pascal Dray : Il fait partie du système, c’est un ENArque… Quand on innove, on est par définition hors du système.

 

Éric Martin : C’est un crime ?

 

Max : Ça fait de lui quelqu’un de formaté.

 

Éric Martin : Est-ce que ça n’est pas dû au fait que les libéraux français ont des références étrangères alors que notre pays ne manque pas de penseurs libéraux classiques parfois méconnus ?

 

Pascal Dray : Pour bien connaître ce milieu, je peux dire que le problème principal vient des forts egos. Je ne vais pas citer de noms… Et en effet, c’est le Français Bastiat qui est à l’origine de pratiquement tous les concepts qui ont été développés par l’école d’économie autrichienne. Mais il y a un très gros problème : l’école d’économie autrichienne n’est pas enseignée en France.

 

Max : Moi, je reste au niveau de l’entrepreneur. Tout cela me rappelle un article du Point dans lequel un entrepreneur explique qu’il avait le projet de passer de 950 à 1 060 personnes en France. Et il aurait fallu pour cela rajouter 27 personnes protégées. Ça suffit, on a tout dit : il est allé monter son projet dans un autre pays. Si vous passez de 49 à 51 personnes en France et si vous respectez toutes les lois, vous protégez 20% de votre staff. Ce n’est plus possible ! Donc, aujourd’hui, j’embauche 150 personnes en Inde, je promeus l’emploi en Suisse où le travail est pourtant plus cher. Un ingénieur – ils sont sous-payés en France – me coûte 280 euros par jour ici contre 480 euros en Suisse. Mais, moi, je préfère travailler en Suisse.

 

Éric Martin : Et en Inde, combien vous coûte un ingénieur à la journée ?

 

Max : À la journée, on en est à 50 dollars pour les moins bons, 70 pour les meilleurs.

 

Éric Martin : Et qu’est-ce qui fait que vous êtes prêts à mettre beaucoup plus d’argent sur la table en Suisse qu’en France ?

 

Max : Parce que si j’embauche, je peux licencier quinze ans après en trois mois. Le but n’est pas de licencier, le but, c’est que je puisse faire ce que je veux… J’ai actuellement un coup fabuleux : je suis en train de vendre un actif. Recours de la déléguée du personnel, membre du Comité d’entreprise, recours accepté : on m’interdit de vendre ce que je veux ! Pourquoi créer en France ? C’est un pays communiste, je n’ai pas le droit de vendre mon actif. La co-gestion avec les syndicats, je n’accepte plus. J’en ai ras-le-bol.

 

Éric Martin : Vous critiquez tous les deux une économie keynésienne, un système communiste. Et pourtant, quand on écoute les politiques ou les spécialistes invités sur les plateaux, on a l’impression de vivre dans un système ultra-libéral. Qu’en est-il vraiment, d’après vous ?

 

Max : Un système libéral où je n’ai même pas le droit de vendre une partie de ma boîte !

 

Pascal Dray : Le gros problème, c’est que ni en France ni même en Union européenne, il n’y a l’équivalent d’un Fox News.

« Il faut arrêter avec ce soi-disant calvaire des entrepreneurs : je suis plus riche entrepreneur que salarié. »

 

Max : C’est Satan, ça ! (rires)

 

Pascal Dray : (rires) J’appelle de mes vœux la création d’un média équivalent dans notre vieille Europe.

 

Éric Martin : C’est ce qu’on essaye de faire, avec Nouvelles de France. Évidemment, nos moyens sont pour l’instant très limités par rapport à Fox News aux États-Unis.

 

Max : Quitte à y diffuser des émissions débiles pour y distiller les idées de liberté et de responsabilité.

 

Pascal Dray : Car le problème, aujourd’hui, c’est l’absence de contre-pouvoir médiatique de masse. Et à part Fox News, c’est aussi vrai aux États-Unis où presque tous les médias sont de gauche…

 

Éric Martin : Et vous, Max, qu’est-ce que…

 

Max : Enrichir mes salariés, c’est mon Credo. Tout devrait revenir aux salariés.

 

Éric Martin : Dans Ne vous indignez pas, nous l’avons tous cherché, vous donnez l’exemple du Français aisé qui va a Courchevel en vacances et qui se casse la jambe. Et, contre tous les clichés colportés sur le libéralisme qui serait une idéologie au service des riches, vous dites que cette personne n’a pas à bénéficier de la solidarité nationale…

 

Max : Bien sûr. Je suis pro-pauvres. Je défends cette classe moyenne qui souffre et qui voit son pouvoir d’achat reculer chaque année. Actuellement et à cause de l’État, plus je m’enrichis, plus les pauvres deviennent pauvres. Et je suis très riche.

 

Éric Martin : Est-ce qu’un croyant ne peut pas n’être que libéral, considérant qu’il gagne son paradis en faisant le bien sur Terre, pas en étant forcé par l’État à partager 4 tout en sachant que ne sera redistribué que 2…

 

Pascal Dray : J’ai eu la chance de rencontrer Charles Gaves qui a écrit Un libéral nommé Jésus. Il rappelle que, dans les Évangiles, Jésus s’adresse à une personne et s’intéresse à l’individu. Il dit : « Viens et suis-moi », il ne dit pas : « Venez et suivez-moi ». Jésus est le premier individualiste. Sans parler de la parabole des talents que Charles Gaves revisite : le mauvais gestionnaire, qui n’a même pas placé l’argent à la banque est viré. Je rappelle aussi que ce qui différencie l’homme du reste de la création est le libre-arbitre, c’est-à-dire la responsabilité. L’économiste autrichien Hans-Hermann Hoppe disait que dans une discussion normale, à partir du moment où la personne s’engage, c’est qu’elle partage quelque chose avec son contradicteur. Il parlait bien sûr de la responsabilité.

 

Éric Martin : En bref, vous nous dites qu’il n’y a pas plus humaniste que le libéral ?

 

Pascal Dray : Le libéral, il est humaniste par définition. Je souhaite également insister sur le lien de cause à effet entre le judéo-christianisme et l’émergence du libéralisme

 

Max : Plutôt agnostique, je ne crois pas au mérite ou à la gentillesse quand il s’agit de réguler une société. Le mérite tout d’abord : si quelqu’un fait quelque chose, même quelque chose de bien, c’est parce qu’il le veut bien. Donc, il faut plutôt cultiver l’intérêt. L’intérêt qu’il gagne le Paradis, l’intérêt qu’il soit gentil avec ses enfants, l’intérêt qu’il croit en l’avenir de l’humanité. Ensuite, au risque de vous choquer, je ne crois pas à la gentillesse. Il n’y a qu’un mot que je connais, c’est « respect ». C’est quand on commence à être « sympa » que tout va à volo. Jean-Christophe Rufin, dans Le Grand Cœur, fait dire à Jacques Cœur : « Les seuls qui ont été loyaux avec moi, ce sont les gens que j’ai traité selon les contrats. Tous ceux avec qui j’ai été gentil, ils m’ont accusé devant Charles VII. »

 

Pascal Dray : Le contrat, c’est la base de tout…

 

Max : Donc, je suis très pragmatique : pas de mérite, pas de gentillesse, intérêt et respect. Et pour les pessimistes, pour ceux qui n’acceptent pas cet accroissement régulier de l’État-providence, j’insiste : Ce qui est important, ce n’est pas l’état (cela revient à travailler dans l’absolu), c’est la tendance. C’est cette tendance que nous devons inverser.

Ne vous indignez pas, nous l'avons tous cherché

Éric Martin : Max, vous donnez quelques recettes dans Ne vous indignez pas, nous l’avons bien cherché. À ce propos, pourquoi Stéphane Hessel vous insupporte-t-il tant ?

 

Max : Parce qu’il est vieux, bobo et dangereux. Vieux parce qu’il commence son opus en nous parlant de la guerre de 1940, dont je n’ai rien à faire car, pour moi, c’est fini. Bobo : il remue des idées révolutionnaires sans que cela n’ait la moindre conséquence pour lui-même. Dangereux pour la même raison.

 

Pascal Dray : Tout à fait d’accord.

 

Éric Martin : Qu’est-ce que vous diriez à un jeune indigné qui fait du livre de Stéphane Hessel sa profession de foi ?

 

Max : Là, on arrive en bout de chaine. C’est une génération de perdue. Il faut agir en amont.

 

Pascal Dray : Je tenterais de leur donner envie de faire des choses, de sortir de leur torpeur, je leur dirais : cessez d’être des zombies, ayez envie de vous en sortir et ne comptez pas sur l’État pour cela !

 

Éric Martin : Aux deux entrepreneurs, je pose la question : créer son entreprise aujourd’hui en France, cela vaut-il le coup ou est-ce trop d’emmerdes ? Vaut-il mieux se réfugier dans le salariat ?

 

Max : Il faut arrêter avec ce soi-disant calvaire des entrepreneurs : je suis plus riche entrepreneur que salarié. Il ne faut pas non plus exagérer : l’entrepreneur a intérêt à être entrepreneur, pour 1 000 raisons que je n’ai pas le temps de vous énoncer. Tous ceux qui râlent, ils ne comptent pas les notes de frais qu’ils passent. Tous mes enfants sont entrepreneurs : je ne les ai pas forcés mais incités. Si vous voulez être pâtissiers, soyez pâtissiers, mais à votre compte. Auto-entrepreneur ou entrepreneur avec des salariés, peu importe. Je leur dis simplement : « Ne dépassez pas 49 personnes ».

 

Pascal Dray : Tout à fait d’accord. Je suis effrayé de voir que même en classe préparatoire, mon fils est entouré de jeunes dont l’ambition se résume à la fonction publique.

 

Max : La réussite est l’ennemie de l’entrepreneuriat. Une fois que vous avez un trop gros salaire, vous ne vous lancez plus. Beaucoup d’entrepreneurs étaient chômeurs, il ne faut pas l’oublier. Créativité et respect des procédures, voici le secret de la réussite, de leur réussite.

 

NOUVELLES DE FRANCE

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NE VOUS INDIGNEZ PAS, NOUS L’AVONS TOUS
CHERCHÉ !

 

L’auteur, à travers huit principes de base, invite au débat sur l’avenir social et économique français et appelle à simplifier notre système. Sa réflexion est née d’un constat fait sans concession aucune.

Sa critique de la société d’assistanat et du principe de précaution appelle à la responsabilisation des citoyens. Pour y arriver, il préconise une revalorisation du travail par le retour à une pensée et une éthique positives et réalistes.

Par exemple, face à la contradiction apparente entre la maîtrise des coûts du travail et l’augmentation du revenu des salariés, il propose une réduction des charges sociales. Nicolas Sarkozy lui-même n’avait pas conscience de ce montant qui empêche les Français de gagner 57%… de plus !

L’auteur, chef d’entreprise, ne se fait pas le défenseur de ses pairs ou le héraut d’une doctrine économique.

Pour lui, l’homme a le droit de maîtriser sa vie, façonner son destin et faire ses choix.

Pour lui, l’indignation, réflexe ô combien à la mode ces derniers mois, ne mène à rien.

Pour la France et pour les Français, il est temps de passer à l’action et de faire triompher le bon sens…

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A qui profite le crime ??

Destruction d’une stèle en mémoire du général Bigeard

 

 

Une stèle en mémoire du général Bigeard a été détruite. Elle avait été inaugurée le 5 décembre dernier à Aix-en-Provence. Un acte de vandalisme qui a de quoi susciter l’émotion quand on sait que Marcel Bigeard, mort il y a deux ans, est considéré comme un héros de la Guerre d’Indochine .

 

Ayant commencé sa carrière militaire comme simple appelé en 1936, il l’a terminée en 1976 comme général à quatre étoiles (général de corps d’armée). Le général Bigeard avait participé à la Seconde guerre mondiale, à la Résistance, puis à la Guerre d’Indochine (il a été fait prisonnier dans la cuvette de Diên Biên Phu) ainsi qu’au conflit algérien. Il a pris sa retraite en 1976 avant d’être élu député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988.

 

Un peu avant sa mort, Marcel Bigeard avait exprimé le désir que ses cendres soient dispersées sur les lieux de la bataille de Diên Biên Phu, là où reposent ses compagnons d’armes. Cette requête n’a pu être satisfaite en raison du refus des autorités vietnamiennes.

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La tombe du Gl Bigeard, a été profanée... Lettre ouverte.

Chers amis, soldats français mes camarades,

A l'heure où j'écris ces lignes, mon coeur est submergé d'amertume et les larmes voilent mes yeux face à cette nouvelle atteinte portée à l'honneur de la France qui la soufflette et souille son drapeau !

Vous trouverez ci jointe une photo de ce qui reste de la stèle élevée à Aix en Provence en la mémoire du général Marcel BIGEARD....

"Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ?"
Général Marcel Bigeard.

Mots terribles et prohètiques!

Aucun français, digne de ce nom, ne peut accepter qu'une scépulture quelle qu'elle soit, soit profanée.

Les plus anciennes civilisations, les tribus les plus primitives ont toujours voué le plus grand respect à leurs morts.

Aucune religion, aucune pratique, aucun dogme ne justifie et ne justifiera jamais une profanation de scépulture!

Pour ce qui est d'un soldat, le respect de sa scépulture doit être celui de la nation toute entière ! Il doit être éternel. Si nous ne réagissons pas avec la plus grande vigueur à cet acte sacrilège, alors, la honte et le déshonneur seront sur nous et sur les nôtres pour l'éternité!

Adrien Desport
Chers amis, soldats français mes camarades, A l'heure où j'écris ces lignes, mon coeur est submergé d'amertume et les larmes voilent mes yeux face à cette nouvelle atteinte portée à l'honneur de la France qui la soufflette et souille son drapeau! Vous trouverez ci joint une photo de ce qui reste de la stèle élevée à Aix en Provence en la mémoire du général Marcel BIGEARD.... "Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ?" Général Marcel Bigeard. Mots terribles et prohètiques! Aucun français, digne de ce nom, ne peut accepter qu'une scépulture quelle qu'elle soit, soit profanée. Les plus anciennes civilisations, les tribus les plus primitives ont toujours voué le plus grand respect à leurs morts. Aucune religion, aucune pratique, aucun dogme ne justifie et ne justifiera jamais une profanation de scépulture! Pour ce qui est d'un soldat, le respect de sa scépulture doit être celui de la nation toute entière! Il doit être éternel. Si nous ne réagissons pas avec la plus grande vigueur à cet acte sacrilège, alors, la honte et le déshonneur seront sur nous et sur les nôtres pour l'éternité! Adrien Desport

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France : les lois de la jungle !

France : les lois de la jungle

Tribune libre de Pierre-François Ghisoni* NOUVELLES DE FRANCE

France : les lois de la jungle

Hier Depardieu, aujourd’hui Bernard Arnault, demain, et pendant que vous lisez, qui ? Combien, moins connus, aussi décidés ? Une fois de plus, dépassons l’anecdote. M. Arnault n’est qu’un cas démonstratif de l’état schizophrénique des lois françaises :

  • Trop nombreuses, elles créent des maquis pour initiés argentés ou acoquinés.
  • Mal ou peu appliquées, elles favorisent les zones de non-droit, repaires de tous les trafics et de toutes les haines, ainsi que piège de toutes les craintes de leurs malheureux habitants.
  • Idéologiquement orientées, elles créent la division de la société, de la nation, et bientôt de l’État.

Ainsi, l’on crée une nouvelle classe : « les embastillés sans Bastille », une classe à deux  compartiments, autant cibles que vaches à lait, classes moyennes et défavorisées, progressivement associées.

Quel recours leur reste-t-il ? Quel espoir de progression ? Quel exemple général pour les enfants ? Quel avenir ? Quel ferraillage prochain pour ce navire France surchargé de lois, dérivant sous un capitaine de pédalo… qui, pour être franc, est l’héritier satisfait d’une technocratie délirante ?

 

La démocratie n’est pas, ne peut pas être ce château de cartes branlant, cette inflation de lois inutiles, biseautées, qu’emportera le moindre courant d’air de nos portes inconsidérément ouvertes à tout-venant. La France ne peut supporter d’être – on ne peut plus dire « devenir » – le tiercé perdant des zones de non-droit, des maquis financiers, des embastillés sans Bastille. Sa survie passera – si elle le peut – par la recréation de zones de liberté. Que celles-ci se superposent au territoire national serait la meilleure solution. Qu’elles en soit la majorité serait la « moins pire ». Qu’elles en soient les confettis… alors autant les lancer ailleurs.

 

On parle toujours de la politique de l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable pour finir en beefsteack ou en plumes de chapeau. On oublie que l’autruche survit grâce à ses coups de patte formidables et à sa course rapide. Trouvons la politique « autruchienne » la plus efficace !

*Pierre-François Ghisoni (blog) est écrivain et éditeur.

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Une baleine de plus de 18 mètres...

Une baleine de plus de 18 mètres s'échoue sur une plage des Sables-d'Olonne

© AFP

Une baleine femelle de plus 18 mètres a été retrouvée morte vendredi sur une plage des Sables-d'Olonne, ville qui doit accueillir d'ici dimanche l'arrivée du vainqueur du Vendée Globe. Le cétacé a été évacué du rivage après avoir été découpé.

Par FRANCE 24   (vidéo)
Dépêche (texte)

Une baleine de plus 18 mètres a été découverte vendredi matin, morte, échouée sur une plage des Sables-d'Olonne (Vendée), puis a été évacuée après découpage dans l'après-midi, a-t-on appris de sources concordantes.

"Il s'agissait d'une femelle rorqual commun adulte de 19,50 mètres, sans doute morte depuis une semaine", a indiqué au téléphone à l'AFP Ghislain Doremus, ingénieur biologiste du centre de recherche des mammifères marins de La Rochelle, alors qu'en fin d'après-midi les derniers morceaux de l'animal étaient évacués de la plage.

"Elle était assez maigre et l'examen que nous avons réalisé a montré des hémorragies interne dans les reins et le foie : vraisemblablement elle avait de sérieux problèmes pathologiques, ce qui plaide plutôt pour une mort d'origine naturelle", a-t-il ajouté, précisant que des baleines de cette taille s'échouent une à deux fois par an sur le littoral Atlantique.

Pour être évacué, l'animal, dont la présence sur la plage avait attiré à la mi-journée une centaine de curieux, a dû être découpé en une dizaine de morceaux, après avoir été repoussé près du bord de la plage pour ne pas repartir avec la marée montante.

Armés de téléphones portables ou de caméscopes, de nombreux badauds ont immortalisé l'échouage insolite de ce cétacé en pleine station balnéaire, à quelques dizaines de mètres de l'endroit où, en mars 2008, l'Artémis, un cargo de 88 mètres, était venu s'échouer, créant l'attraction pendant une dizaine de jours.

La baleine a été découverte au petit matin et signalée par des passants sur la plage dite "des présidents", au bout du remblai de la petite ville balnéaire qui doit accueillir, d'ici dimanche, l'arrivée du vainqueur du Vendée Globe 2012.

Dès le début de la matinée, pompiers, policiers et représentants de la mairie étaient sur place et un périmètre de sécurité avait été installé pour éviter que les badauds ne touchent le cadavre et ne propagent des bactéries.

AFP

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E. Zemmour : "L'Algérie et sa mauvaise...

Éric Zemmour : «L’Algérie et sa mauvaise conscience, un tabou mémoriel, comme une plaie jamais cicatrisée»

 

Le Zemmour du mardi. « L’Algérie, c’est la France ! Non, il ne s’agit pas de ressusciter François Mitterrand, ministre de l’Intérieur de la IVe République, mais de relever cette unanimité nationale qui a salué les méthodes pour le moins expéditives de l’armée algérienne contre les preneurs d’otages. Notre Président socialiste a donc applaudi mais aussi Jean-Pierre Raffarin, qui s’affichait il y a peu sous la bannière ‘Humanistes’. Personne à droite ou à gauche ne s’émeut. Nos habituelles consciences droitdelhommistes ne disent mot et qui ne dit mot consent. Les mêmes ne lésinaient pas sur l’emphase dans l’indignation pour dénoncer les méthodes musclées de l’armée russe de Poutine, dont s’inspirent les Algériens. Mais Bouteflika n’est pas Poutine : celui-ci est un boucher, celui-là est un ami. Comme s’ils arboraient tous un badge à la boutonnière : « Touche pas à mon Algérie ». En Angleterre, aux États-Unis, au Japon même, jusqu’en Australie, dans tous les pays qui ont eu des victimes, on s’est offusqué ou scandalisé. On a au moins demandé des explications au Gouvernement algérien. En France, rien. Circulez, il n’y a rien à voir. L’Algérie est sacrée. Elle le sera d’ailleurs de plus en plus dans les mois qui viennent.

 

En effet, elle est pour l’instant notre seule alliée dans cette aventure malienne où nos prétendus amis occidentaux brillent par leur absence, voire, pour les Américains, leur sourde hostilité. L’Algérie est le seul État digne de ce nom dans la région. Elle a ouvert son espace aérien à l’ancien colonisateur, la presse algérienne fulmine contre ce sacrilège. Si l’armée française, demain, s’enlisait dans le Nord du Mali, l’Algérie a tout pour être à la France ce que le Pakistan a été pour les Américains dans l’affaire afghane : le pire et le meilleur, l’allié et le traître, le roi du double jeu. Les terroristes que dénonce Hollande viennent pour la plupart d’Algérie. Chassés par l’armée française, ils repartiront d’où ils viennent. Mais Bouteflika n’a pas du tout envie de les voir revenir. Il est prêt à tout pour qu’ils restent loin de l’Algérie, même à les soutenir… en douce. Après tout, ils sont des frères arabes musulmans engagés dans une bataille contre l’infidèle français et, accessoirement, le Noir méprisé du Sud-Mali.

Il est impossible de contrôler les milliers de kilomètres de frontières qui séparent les deux pays. Le retour de ces chers djihadistes rappelleraient à la population algérienne les effroyables souvenirs de la guerre civile des années 90, après que l’armée algérienne a interrompu des élections démocratiques que les islamistes avaient gagnées. On évalue les victimes de cet affrontement inexpiable à 200 000 morts. Personne en France, pas même BHL, ne demanda alors l’intervention de l’armée française pour arrêter le massacre. On lui aurait ri au nez. L’Algérie n’est ni la Libye, ni la Syrie. L’Algérie n’est plus la France mais elle est plus que la France. L’Algérie et sa mauvaise conscience, un tabou mémoriel, comme une plaie jamais cicatrisée. »

 

 

 

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